Histoires et témoignages

Jacob, le courage d’avancer

Jacob, le courage d’avancer

Lorsque Karine Dionne s’est présentée à l’hôpital, on prévoyait que son troisième accouchement serait rapide. Personne n’aurait pensé que le petit Jacob verrait finalement le jour par césarienne, sa vie ne tenant qu’à un fil. Jacob est usager du CIUSSS de la Capitale-Nationale – Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (CIUSSS-CN – IRDPQ) depuis l’âge de 8 mois, il est atteint d’une hémiparésie.

« En me réveillant, j’entendais les infirmières dire « Bébé Jacob! Bébé Jacob! ». J’ai compris que ça n’allait pas. »

Malgré des pertes de sang importantes et un manque d’oxygène critique, Jacob s’accroche. Très rapidement, on annonce à la mère des nouvelles pour le moins déstabilisantes; l’enfant conservera des séquelles de l’accouchement. « À ce moment, j’imaginais plein de scénarios; va-t-il être affecté physiquement? Sera-t-il atteint mentalement? Je ne savais vraiment plus quoi penser. »

À 8 mois, Jacob est accueilli au CIUSSS-CN - IRDPQ. Le diagnostic des spécialistes est sans équivoque : il est atteint d’une forme de paralysie partielle, il devra donc composer avec une force musculaire très limitée d’un côté de son corps. Pour Karine, « ça a été difficile à encaisser », confie-t-elle. « Il était probable que Jacob ne puisse jamais marcher par lui-même ».

Pourtant, Karine ne s’est pas laissée aller au découragement : « J’ai fait mon deuil rapidement. Je me suis retroussé les manches et je me suis dit : on avance! ». Heureusement, dès son arrivée au CIUSSS-CN - IRDPQ, Karine reçoit le soutien de l’équipe multidisciplinaire. « J’ai vraiment eu un bon accueil. Ce ne sont pas des moments faciles, mais les thérapeutes sont aimables et on est très bien entouré. »

La force de persévérer

Maintenant usager depuis près de 4 ans, Jacob participe très bien à ses thérapies, « Il est intéressé, allumé et il collabore bien » nous dit Karine d’un ton fier. Grâce à sa collaboration et sa persévérance, Jacob fait de grands progrès, à mesure qu’il grandit et que ses thérapies suivent leur cours. « Je ne m’attendais même pas à ce qu’il puisse un jour marcher sans aide, et maintenant, il y arrive! Alors c’est déjà très bien, ce sont de belles nouvelles. »

Bien que l’avenir de son fils soit imprévisible, le plus important pour la mère de Jacob est de transmettre un message d’espoir. La vie réserve parfois des surprises, elle peut sembler injuste, mais il faut réussir à accepter ce qui est arrivé. « J’aurais pu en vouloir pour ce qui s’est passé, refuser d’accepter la situation, mais j’ai choisi d’aller de l’avant et aujourd’hui, on est une famille heureuse ».

Toutefois, comme toute mère, elle souhaite à son enfant le meilleur : « J’espère qu’il va pouvoir être autonome, vivre sa vie sans dépendre des autres, mais je sais qu’il pourra être heureux, qu’il sera aimé ». La prochaine étape? Son entrée à l’école. Karine sait que ce sera un moment déterminant, mais elle compte entamer cette étape avec la même confiance et le même courage qui lui ont permis de surmonter toutes les épreuves passées.

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