Histoires et témoignages

S'adapter pour demeurer autonome

S'adapter pour demeurer autonome

Gilles était représentant sur la route; il adorait conduire! Mais lorsqu’on lui a annoncé qu’il était atteint d’une dégénérescence maculaire et qu’il ne pourrait plus prendre le volant de sa voiture, il s’est rendu compte que toute sa vie serait chamboulée.

« J’ai commencé à avoir des troubles de vision. Par exemple, quand je conduisais, je ralentissais sur l’autoroute, croyant qu’un camion arrivait dans ma direction alors que c’était les lampadaires d’une halte routière. » Après avoir consulté son médecin, Gilles a reçu le diagnostic : il était atteint de dégénérescence maculaire, une maladie qui touche la vision centrale. Les contours des objets sont visibles ainsi que les couleurs, mais les détails ne peuvent être perçus. « Si une connaissance me salue dans un endroit public, je peux passer devant sans lui parler puisque je ne vois pas qui c’est. » Plus question alors de conduire son véhicule. Gilles est donc contraint à prendre sa retraite et à changer sa routine de vie.

S’adapter à cette nouvelle vie

Quelques mois après avoir appris la nouvelle, Gilles devient usager du CIUSSS de la Capitale-Nationale - Institut de réadaptation en déficience physique de Québec Installation boulevard Hamel (CIUSSS-CN – IRDPQ). Des évaluations et des examens ont permis au personnel de trouver les aides visuelles adéquates selon sa condition et surtout, ses habitudes de vie. « Je ne voulais pas dépendre en tout temps de quelqu’un! Je voulais pouvoir faire mes choses moi-même, prendre l’autobus et faire du vélo. Les professionnels de l’IRPDQ ont pris le temps de parler avec moi et de connaître les activités que je faisais avant pour adapter les aides techniques qui me seraient nécessaires. » Par exemple, pour lui permettre de continuer à lire, Gilles a reçu une télévisionneuse; on lui a aussi conseillé d’avoir recours à une canne blanche pour prendre l’autobus puisque les chauffeurs ont l’habitude de s’arrêter devant les personnes à basse vision pour leur indiquer le numéro du trajet.

« Je n’ai pas seulement bénéficié d’équipements adaptés, ils ont pris la peine de m’aider à demeurer autonome et à mieux fonctionner malgré ma condition. Je suis encore capable d’en faire beaucoup, mais ça me demande un peu plus de temps que pour une personne qui voit correctement. J’ai même recommencé à faire de la sculpture sur bois et je pratique toujours le ski de fond. » Lors de ses rendez-vous au CIUSSS-CN - IRDPQ, il s’est aussi rendu-compte qu’il n’était pas seul avec une déficience visuelle. Il a noué certaines amitiés et a décidé de s’impliquer en faisant du bénévolat au CIUSSS-CN – IRDPQ ainsi que dans des associations pour personnes handicapées visuelles.

Malgré son positivisme, il y a des moments où c’est plus difficile, où il se demande pourquoi ça lui arrive. « On ne l’accepte pas, on apprend à vivre avec une basse vision. »Lorsqu’il livre des témoignages auprès de nouveaux usagers du CIUSSS-CN - IRDPQ, il leur mentionne que c’est important de parler de leur condition, d’utiliser les outils mis à leur disposition pour que tout soit plus simple pour eux. « Je leur dis aussi de suivre les recommandations des professionnels de l’IRDPQ, qui ont l’expérience et sont là pour les guider. Ces gens de cœur ont fait une grosse différence dans mon cheminement et dans ma façon d’aborder ma dégénérescence. »

Inscrivez-vous au bulletin d’information

Faites un don
maintenant

Contactez
la Fondation